Abstract
Résumé
Cet article présente les résultats d’une étude réalisée sur le traitement de l’infection à Mycobacterium ulcerans, infection appelée également ulcère de Buruli (UB), dans une zone de santé rurale, la plus endémique d’UB, en République démocratique du Congo (RDC). Une enquête a été effectuée auprès d’un premier groupe de 14 patients en fin du traitement par rifampicine et streptomycine associé à la chirurgie, recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans la prise en charge de cette affection. S’y est adjoint un second groupe de 14 autres patients (cas-témoins) qui se trouvaient au début de leur traitement, de même sexe, âge, niveau d’études et niveau socio-économique. Les caractéristiques générales des patients sont identiques à celles décrites dans la littérature : une majorité d’enfants en pleine scolarité ou sans niveau d’études, et des adultes jeunes cultivateurs. Les patients, en fin de traitement, sont plus favorables au schéma proposé par l’OMS que les malades au début du traitement. On note une acceptabilité faible pour le recours à la chirurgie dans les deux groupes interrogés. Les opinions des patients enquêtés vis-à-vis des injections répétées de streptomycine révèlent que leurs connaissances générales sur les effets secondaires de la streptomycine injectable sont faibles : 57 % pour le premier groupe et 28 % pour le second ; l’acceptabilité des patients pour les injections répétées de streptomycine reste variable (70 % pour le premier groupe et 57 % pour le second). Mais la majorité des patients d’UB enquêtés préfèrent le remplacement de la streptomycine injectable par un autre produit à administrer par voie orale.
Abstract
This paper presents the results of a study conducted in a rural zone of the Democratic Republic of the Congo (DRC) in two groups of 14 patients with Mycobacterium ulcerans infection, also known as Buruli ulcer. The first group underwent the treatment recommended by the World Health Organization (WHO): rifampicin and streptomycin, combined with surgery. They were surveyed after treatment, while the control group was awaiting the onset of treatment. Most patients in this study were children. The patients in first group found the treatment acceptable, although the patients in both groups preferred to avoid surgery. Patients' knowledge about the effects of streptomycin was rather poor: 58% in the first group and 28% in the second had inadequate knowledge. In the first group, 70% found the injections acceptable, and in the second group, 57%. Most patients would prefer oral administration of a different but equally effective drug rather than injected streptomycin.
Cet article présente les résultats d’une étude réalisée sur le traitement de l’infection à Mycobacterium ulcerans, infection appelée également ulcère de Buruli (UB), dans une zone de santé rurale, la plus endémique d’UB, en République démocratique du Congo (RDC). Une enquête a été effectuée auprès d’un premier groupe de 14 patients en fin du traitement par rifampicine et streptomycine associé à la chirurgie, recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans la prise en charge de cette affection. S’y est adjoint un second groupe de 14 autres patients (cas-témoins) qui se trouvaient au début de leur traitement, de même sexe, âge, niveau d’études et niveau socio-économique. Les caractéristiques générales des patients sont identiques à celles décrites dans la littérature : une majorité d’enfants en pleine scolarité ou sans niveau d’études, et des adultes jeunes cultivateurs. Les patients, en fin de traitement, sont plus favorables au schéma proposé par l’OMS que les malades au début du traitement. On note une acceptabilité faible pour le recours à la chirurgie dans les deux groupes interrogés. Les opinions des patients enquêtés vis-à-vis des injections répétées de streptomycine révèlent que leurs connaissances générales sur les effets secondaires de la streptomycine injectable sont faibles : 57 % pour le premier groupe et 28 % pour le second ; l’acceptabilité des patients pour les injections répétées de streptomycine reste variable (70 % pour le premier groupe et 57 % pour le second). Mais la majorité des patients d’UB enquêtés préfèrent le remplacement de la streptomycine injectable par un autre produit à administrer par voie orale.
Abstract
This paper presents the results of a study conducted in a rural zone of the Democratic Republic of the Congo (DRC) in two groups of 14 patients with Mycobacterium ulcerans infection, also known as Buruli ulcer. The first group underwent the treatment recommended by the World Health Organization (WHO): rifampicin and streptomycin, combined with surgery. They were surveyed after treatment, while the control group was awaiting the onset of treatment. Most patients in this study were children. The patients in first group found the treatment acceptable, although the patients in both groups preferred to avoid surgery. Patients' knowledge about the effects of streptomycin was rather poor: 58% in the first group and 28% in the second had inadequate knowledge. In the first group, 70% found the injections acceptable, and in the second group, 57%. Most patients would prefer oral administration of a different but equally effective drug rather than injected streptomycin.
| Original language | French |
|---|---|
| Journal | Cahiers Santé |
| Volume | 17 |
| Issue number | 3 |
| Pages (from-to) | 173-176 |
| Number of pages | 4 |
| ISSN | 1157-5999 |
| DOIs | |
| Publication status | Published - 2007 |
Keywords
- B780-tropical-medicine
- Bacterial diseases
- Buruli ulcer
- Mycobacterium ulcerans
- Drug therapy
- Antibiotics
- Streptomycin
- Injections
- Acceptability
- Congo-Kinshasa
- Africa-Central
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